Dyspraxie

 

Un enfant dyspraxique est un enfant souvent décrit comme maladroit. Il présente des difficultés à effectuer les petits gestes du quotidien (s’habiller, lacer ses chaussures, se moucher, utiliser une clé, tracer des traits, couper des aliments, etc.), ce qui explique en grande partie son manque d’autonomie comparativement aux autres enfants de son âges. Il manque d’aisance et d’adresses dans les activités sportives, peine à s’orienter dans l’espace. Ses gestes manquent de précision et ses cahiers à l’école sont souvent mal tenus et mal organisés, avec une écriture parfois illisible. Souvent taxé de paresseux ou d’enfant peu appliqué, il déploie au contraire des ressources immenses pour accomplir de simples gestes.

 

La dyspraxie est donc un trouble qui affecte l’habileté et la réalisation d’un geste moteur, en raison d’une anomalie de la gestion même du geste, de sa programmation.

 

 

Dyslexie-dysorthographie

 

Un enfant dyslexique est un enfant qui a du mal à lire. Sa lecture est lente, saccadée et fatigante pour lui. Quand il lit on constate des omissions, substitutions et / ou inversions de sons dans les mots (par exemple page pour plage, foule pour flou,…), des confusions entre les lettres et les sons proches (ch/j, d/t). Parfois il lit un mot pour un autre, en se fiant aux premières lettres ou au sens de la phrase. Il peut également sauter des mots au cours de sa lecture. L’énergie déployée au déchiffrage est telle, que la compréhension de ce qui est lu passe au second plan, rendant ainsi sa lecture inefficace, sans accès au sens.

 

Associé à son problème en lecture, il souffre également de dysorthographie, c’est à dire de grandes difficultés en orthographe. Ainsi à l’écrit il peut ajouter ou inverser des lettres à l’intérieur des mots (fargile pour fragile), et l’orthographe d’un même mot peut varier (tableau, tablo, tablau). L’enfant peut également avoir des difficultés à respecter l’entité des mots (unabi pour un habit par exemple).

 

La dyslexie-dysorthographie est donc un trouble de l’acquisition et de l’automatisation de la lecture, associé à un trouble de l’acquisition et de la maîtrise de l’orthographe.

 

 

Dysphasie

 

Un enfant dysphasique est un enfant qui a du mal à s’exprimer et / ou à comprendre ce qu’on lui dit. 

 

Lorsque ses difficultés touchent son expression, on observe chez lui des erreurs dans l’organisation des sons dans un mot. Il peine également à trouver le mot juste ou donne le sentiment d’avoir toujours « le mot sur le bout de la langue ». Par conséquent il utilise souvent dans ses phrases des mots « valises » (par exemple truc, chose, etc.) et ponctue ses phrases de nombreuses pauses. On constate également des erreurs dans la construction de ses phrases, avec parfois l’oubli de mots de liaisons. Dans l’ensemble le discours de l’enfant paraît donc peu précis, peu informatif et mal organisé, en dépit de ses efforts et de son envie de communiquer.

 

Lorsque ses difficultés touchent la compréhension à l’oral, on observe que l’enfant a peu de vocabulaire comparativement aux autres enfants de son âge. Il a des difficultés à comprendre les mots abstraits, et peut parfois interpréter les intitulés au pied de la lettre. Il présente aussi des difficultés à différencier les « mots questions » (où, quand, comment, pourquoi, etc.), et se trouve en panne face à des énoncés longs et complexes. Ses attitudes et ses difficultés l’amènent le plus souvent à être taxé d’enfant inattentif.

 

La dysphasie est donc un trouble spécifique du langage oral, qui affecte la compréhension et/ou l’expression d’un message à l’oral. C’est un trouble dit structurel, c’est à dire qu’il touche la structure même du langage. Il est donc à distinguer d’un trouble dit fonctionnel, qui correspond à un retard « simple » de parole et de langage, engendrant chez l’enfant une impression de langage immature, sans difficulté spécifique.

 

 

Dyscalculie

 

Un enfant dyscalculique est un enfant qui présente de grandes difficultés dans le domaine des mathématiques. Il a des difficultés à lire et à écrire les chiffres et les nombres (il pourra lire 26 pour 62, ou écrire 40010 pour 410), il peine à dénombrer et, même grand, peut encore s’aider des doigts pour compter. Il a des difficultés à effectuer et à maîtriser les opérations arithmétiques, et à retenir les tables de multiplication. Il peut également commettre des erreurs dans le positionnement spatial des chiffres lorsqu’on lui demande de poser une opération à l’écrit. Il a des difficultés à comprendre et à résoudre les problèmes mathématiques, notamment en raison de ses difficultés à saisir les termes mathématiques (différence, somme, quantité, plus que, moins que, etc.). De plus, les notions de grandeur, de mesures et d’estimation de quantités ne font pas sens pour lui (il pourra par exemple dire qu’une maison d’1 étage mesure 30 mètres, et qu’un bol peut contenir 3kg d’eau).

 

La dyscalculie est donc un trouble spécifique qui affecte le sens du nombre et le calcul.